Analyse économique – Nouvelle-Écosse, 2026
Données démographiques
Points saillants
En 2025, la Nouvelle-Écosse comptait 1 093 000 habitants, soit une augmentation de 1,0 % entre 2024 et 2025. La Nouvelle-Écosse représente 2,6 % de la population totale du Canada.
En 2021, l’âge moyen de la population autochtone de la Nouvelle-Écosse était de 37,0 ans, contre 44,2 ans pour la population non autochtone.
- Les personnes âgées de 65 ans et plus devraient représenter 25,5 % de la population en 2035, comparativement à 22,6 % en 2025.
- La part de la population du groupe d’âge le plus actif (25 à 54 ans) devrait demeurer relativement stable, passant de 39,2 % en 2025 à 40,2 % en 2035.
- Les jeunes (âgés de 15 à 29 ans) devraient représenter 17,7 % de la population en 2035, comparativement à 18,5 % en 2025.
- Le nombre d’inscriptions dans les écoles publiques augmente depuis l’année scolaire 2016-2017 et a atteint 133 752 élèves en 2025-2026. Cependant, le nombre d’élèves a recommencé à diminuer dans certaines régions plus rurales cette année.
Les immigrants reçus représentaient 11,0 % de la population en âge de travailler et 12,8 % des travailleurs en Nouvelle-Écosse en 2025, une hausse de 0,7 point de pourcentage dans les deux cas par rapport à 2024.
Les changements récemment apportés aux politiques ont quelque peu réduit le nombre de résidents permanents. De plus, au cours de 2025, le nombre de résidents non permanents dans la province est passé de près de 60 000 à un peu plus de 53 000, en grande partie en raison des limites imposées aux permis d’études et aux permis de travail pour les diplômés.
La Nouvelle-Écosse reste une province majoritairement anglophone. Lors du recensement de 2021, 89,3 % de la population ne parlait que l’anglais, tandis que 10,3 % maîtrisait les deux langues officielles. Trois subdivisions de recensement ayant des racines acadiennes affichaient des taux de bilinguisme supérieurs à 50 % : Argyle (56,7 %); Clare (68,5 %); et Richmond, sous-division C (Isle Madame) (55,7 %).
La diversité linguistique en Nouvelle-Écosse s’accroît à mesure qu’un plus grand nombre d’immigrants parlant une langue non officielle déménagent dans la province. En 2021, il y avait 93 440 personnes en Nouvelle-Écosse qui maîtrisaient une langue non officielle, l’arabe (13 %), l’hindi (11 %) et l’espagnol (9 %) étant les langues les plus courantes.
En 2021, la province affichait la plus forte prévalence de personnes transgenres et non binaires au Canada, avec 4,8 pour 1 000 habitants. Parmi les régions métropolitaines de recensement, Halifax occupait la deuxième place, avec 6,6 pour 1 000 habitants.
L’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2022 a révélé que la Nouvelle-Écosse comptait la plus forte proportion de personnes en situation de handicap, soit 37,9 %, ainsi que la plus forte proportion dans toutes les tranches d’âge jusqu’à 75 ans. En 2021, les personnes en situation de handicap gagnaient en moyenne 31 700 $ par année, soit 33,4 % de moins que leurs homologues sans incapacité qui gagnaient 43 300 $.
Conditions du marché du travail
En 2025...
l'emploi a progressé lentement (0,4 %)
le chômage a fortement augmenté (1,9 %
le taux d'activité a légèrement diminué (passant de 61,8 % à 61,3 %)
le taux d'emploi a légèrement diminué (passant de 57,8 % à 57,3 %)
Taux de chômage
Montrer le tableau de données: Taux de chômage
| Année | Taux de chômage (%) |
|---|---|
| 2016 | 8,4 |
| 2017 | 8,7 |
| 2018 | 7,9 |
| 2019 | 7,5 |
| 2020 | 9,9 |
| 2021 | 8,6 |
| 2022 | 6,6 |
| 2023 | 6,4 |
| 2024 | 6,5 |
| 2025 | 6,6 |
- L’emploi a augmenté de 0,4 % en 2025, le marché du travail ayant accueilli 2 200 nouveaux travailleurs. Il s’agit d’un ralentissement considérable par rapport aux trois années précédentes, au cours desquelles la province avait enregistré un taux de croissance annuel moyen de l’emploi supérieur à 3 %. Tous les gains d’emploi en 2025 ont été enregistrés dans le travail à temps plein, tandis que le nombre de travailleurs à temps partiel a diminué.
- La population en âge de travailler (15 ans et plus) a augmenté de 11 700 personnes (+1,3 %), dont 8 900 étaient dans le groupe d’âge le plus actif (25 à 54 ans). Cependant, le nombre de personnes actives au sein de la population active n’a augmenté que de 2 800. Cela a permis de limiter la hausse du taux de chômage à 0,1 point de pourcentage, pour atteindre 6,6 %, mais a également entraîné une baisse des taux d’activité et d’emploi.
Conjoncture économique
Les facteurs économiques de la Nouvelle-Écosse en 2025
Ralentissement de la croissance économique
Solide investissement résidentiel
Valeurs des exportations en baisse
Montrer le tableau de données: Taux de croissance du PIB
| Taux de croissance du PIB | |
|---|---|
| 2022 | 5,1 % |
| 2023 | 2,4 % |
| 2024 | 3,1 % |
- La croissance du PIB réel a dépassé les prévisions en 2024, augmentant de 3,1 %. La forte croissance de la population a stimulé la consommation des ménages et des administrations publiques, ce qui explique en grande partie cette croissance. Les investissements publics en capital fixe ont également bondi à mesure que les dépenses en immobilisations provinciales pour les grands projets augmentaient.
- La croissance du PIB réel en 2025 devrait se situer autour de 1,7 %. Les changements apportés à la politique fédérale en matière d’immigration, particulièrement en ce qui concerne les résidents non permanents, ont fait chuter la croissance de la population, qui est passée de 2,8 % en 2024 à 1,0 % en 2025, ralentissant la hausse de la consommation des ménages dans la province.
- Bien que le commerce demeure une source majeure d’incertitude, la valeur des exportations vers les États-Unis a peu varié (en dollars courants) en 2025 par rapport à 2024. Cependant, les droits de douane chinois sur les produits de la mer ont lourdement pesé sur les exportations de la province vers ce pays, qui ont chuté de 183 millions de dollars.
- L’investissement résidentiel devrait avoir constitué un point positif en 2025, alors que les intervenants de l’industrie de la construction ont continué à s’efforcer de résorber l’arriéré de la demande de logements.
Risques pour l'économie de la Nouvelle-Écosse en 2026
- L’incertitude commerciale demeure un risque important pour la Nouvelle-Écosse et le reste du pays. Bien que les exportations à destination des États-Unis représentent une plus petite part du PIB en Nouvelle-Écosse que dans presque toutes les autres provinces, la renégociation imminente de l’Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique pourrait entraîner des répercussions directes et indirectes pour l’économie provinciale.
- Les mesures d’austérité budgétaire prises à l’échelle des trois ordres de gouvernement pourraient peser sur la consommation publique et l’emploi en 2026. Le ralentissement de la croissance démographique a transformé une série de recettes fiscales exceptionnelles en un déficit record en Nouvelle-Écosse et dans la plupart des autres provinces. Parallèlement, le gouvernement provincial maintient son engagement à l’égard des priorités de base en matière de dépenses comme les soins de santé. Il a également publié un plan d’investissement de 3,5 milliards de dollars pour 2026-2027, de loin le plus important jamais mis en place.
Enjeux provinciaux
Au cours des cinq dernières années, le taux de croissance de la population a rapidement accéléré puis ralenti à nouveau, créant une cible mouvante pour les industries et les décideurs qui tentent de réagir à l’afflux de nouveaux résidents. L’offre de logements, la capacité scolaire, le réseau routier et le système de santé ont subi des pressions à divers degrés en raison de l’augmentation de près de 100 000 personnes au sein de la population depuis 2021.
La croissance rapide a entraîné une augmentation des dépenses publiques et de la construction résidentielle, en fonction des besoins actuels et prévus. Cependant, le récent ralentissement de la croissance démographique a entraîné une nouvelle évolution des prévisions. Par exemple, les intervenants du secteur de la construction pourraient réduire le nombre de nouveaux projets en raison du risque de construction excessive. De plus, le ralentissement de la croissance démographique et économique, combiné à d’importants investissements dans les infrastructures, devrait faire passer le ratio dette-PIB du gouvernement provincial au-dessus de 40 % plus tôt que prévu.
Au cours des trois dernières années, la hausse moyenne des salaires a dépassé celle de l’inflation. Malgré cela, le coût de la vie reste un sujet récurrent dans les médias régionaux. La confiance des consommateurs du Canada atlantique s’est détériorée depuis 2022 en ce qui concerne le budget des ménages, les perspectives d’emploi et les achats importants.
La détérioration de l’accessibilité au logement a joué un rôle majeur dans les difficultés liées au coût de la vie, a réduit les dépenses discrétionnaires des consommateurs dans d’autres secteurs et a entraîné une augmentation du nombre de sans-abri. Les loyers demandés à Halifax ont augmenté de 40 % à 50 % au cours des cinq dernières années, soit environ deux fois plus que la hausse des salaires hebdomadaires moyens. Une accalmie pour les locataires pourrait se profiler à l’horizon, car le taux d’inoccupation des appartements à Halifax est passé de 0,9 % en 2022 à 2,5 % en 2025. Cependant, comme les logements neufs se vendent à des prix plus élevés, les loyers moyens ont continué d’augmenter malgré une croissance considérable de l’offre de logements.
Tendances de l'industrie

Montrer le tableau de données :Variation de l'emploi par industrie (SCIAN) en 2025
| Industrie (SCIAN) | Variation de l'emploi (000) |
|---|---|
| Soins de santé et assistance sociale | 2,7 |
| Transport et entreposage | 2,3 |
| Construction | 1,4 |
| Services aux entreprises | 1,3 |
| Services professionels | 1,2 |
| Foresterie | 0,4 |
| Services publics | 0,3 |
| Administrations publiques | 0,1 |
| Agriculture | -0,1 |
| Finance | -0,2 |
| Commerce de gros et de détail | -0,4 |
| Information | -0,6 |
| Fabrication | -0,7 |
| Autres services (sauf les administrations publiques) | -1,4 |
| Services d'enseignement | -1,6 |
| Services d'hébergement et de restauration | -2,3 |
- Le ralentissement de la croissance de l’emploi en 2025 s’est reflété à l’échelle des industries, les hausses les plus importantes ayant été modestes par rapport à l’année dernière. Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a été le moteur de la croissance de l’emploi en termes nominaux, avec 2 700 travailleurs supplémentaires (+3,2 %). Ce secteur continue d’être caractérisé par des taux de postes vacants supérieurs à la moyenne, le nombre de postes vacants oscillant autour de 4 000. La demande de main-d’œuvre dans ce secteur s’est accrue en raison des besoins en matière de santé et de soins de longue durée de la population vieillissante.
- L’emploi dans le secteur de la construction a augmenté de 3,3 % en 2025 pour atteindre 43 700 travailleurs, soit son niveau moyen annuel le plus élevé jamais enregistré. L’activité dans le domaine de la construction résidentielle s’est considérablement intensifiée en réponse à la pénurie de logements, tandis que les grands projets d’investissement ont stimulé le secteur non résidentiel. Cependant, la croissance de ce secteur a été largement freinée par l’offre de main-d’œuvre.
- Le secteur des services d’hébergement et de restauration a connu une baisse importante en 2025, après avoir finalement retrouvé les niveaux d’emploi antérieurs à la pandémie en 2024. Bien que les recettes des services alimentaires aient augmenté de 6,9 % en 2025, la rentabilité de nombreux restaurants a été mise à rude épreuve par l’augmentation du coût des aliments et de la main-d’œuvre et par une clientèle sensible aux prix plus élevés des menus.
Conditions économiques régionales
- Halifax a affiché un taux de croissance de l’emploi de 1,2 % en 2025, ce qui représente un ralentissement considérable par rapport à 2024 (+5,2 %). Malgré cela, la région représentait toujours une part démesurée de la population, de la main-d’œuvre et de la croissance de l’emploi de la Nouvelle-Écosse en 2025, poursuivant une tendance pluriannuelle selon laquelle 80 % des gains d’emplois de la province depuis 2019 ont été attribués à la région. Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale a dominé la croissance de l’emploi, suivi par les services professionnels, scientifiques et techniques, ainsi que les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien.
- Les quatre autres régions économiques ont fluctué entre la croissance de l’emploi et la perte d’emplois au cours des dernières années, une tendance qui s’est poursuivie en 2025. Des gains d’emploi ont été enregistrés dans les régions de la Côte-nord et du Sud, tandis que l’Annapolis Valley a perdu des travailleurs. L’emploi a peu varié au Cap-Breton. Les taux de chômage variaient entre 5,1 % dans l’Annapolis Valley et 10,9 % au Cap-Breton.
- Halifax attire environ quatre immigrants sur cinq dans la province, tandis que la croissance démographique dans les autres régions économiques dépend davantage des migrants interprovinciaux. Les niveaux d’immigration (à l’exclusion des résidents non permanents) devraient demeurer relativement stables au cours des prochaines années, de sorte que l’économie d’Halifax devrait continuer de profiter de la croissance démographique. Les perspectives de croissance démographique ailleurs dans la province sont moins certaines, car la migration interprovinciale a considérablement ralenti.

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| Région | Variation de l'emploi (000) |
|---|---|
| Halifax | 3,2 |
| Nouvelle-Écosse | 2,2 |
| Sud | 1,2 |
| Côte-nord | 0,7 |
| Cape Breton | 0,2 |
| Annapolis Valley | -3,2 |
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